• L'échange de personnes

    L’échange de personnes dans la coopération internationale est une forme de coopération au développement dans laquelle ni l’argent, ni la technologie n’occupent le premier plan, mais bien la rencontre fructueuse d’individus de différentes cultures. Ensemble ils oeuvrent en faveur de meilleures conditions de vie dans les pays du Sud.

    http://www.unite-ch.org/fr/principes-et-plus-value
  • Plus-value

    L’échange de personnes dans la coopération au développement démontre avec des moyens mesurés un impact direct sur le développement, en faveur des populations locales au Sud. Cette forme particulière de coopération contribue également à la tradition d'une Suisse humanitaire, engagée et ouverte au monde.

    http://www.unite-ch.org/fr/plus-value
  • Peter Niggli

    "Sans un échange animé entre êtres humains des différents continents, il serait encore plus difficile de trouver un terrain d'entente international. Je souhaiterais cependant que nous n'envoyions pas seulement des volontaires dans les pays en développement, mais que nous invitions également, à une large échelle, des personnes du Sud, afin qu'ils nous aident à mieux comprendre le monde."

    http://www.unite-ch.org/fr/node/838
  • Liliane Maury Pasquier

    « Les professionnel-le-s qui mettent leurs compétences à disposition de partenaires du Sud portent la voix d'une Suisse humanitaire, engagée et ouverte au monde. »

    http://www.unite-ch.org/fr/node/838
  • Luc Recordon

    « Les volontaires jouent un rôle essentiel dans la société civile suisse en tant que multiplicateurs de l’information sur le Sud et formateurs de conscience »

    http://www.unite-ch.org/fr/node/838
  • Toni Frisch

    « Le souci de professionnalisme d’Unité et sa recherche de qualité par l’élaboration de standards élevés sont essentiels pour avoir un impact direct en faveur de meilleures conditions de vie pour les populations en détresse »

    http://www.unite-ch.org/fr/node/838
  • Konrad Graber

    « La coopération par l'échange de personnes est primordiale, car elle donne la possibilité, à celles et ceux qui y sont prêts, de s'engager personnellement pour un monde plus juste. »

    http://www.unite-ch.org/fr/node/838
  • L'association

    Depuis 50 ans, Unité, l'Association suisse pour l'échange de personnes dans la coopération au développement, veille à la qualité des engagements de volontaires au travers de standards, évaluations, appuis institutionnels, études et formations. Elle est formée d'une vingtaine d'organisations membres

    http://www.unite-ch.org/fr/node/36

Actualités

L'organistion « Corporacion Claretiana » est active depuis plus
de 20 ans dans la défense des droits humains, la promotion
de la vie, de la nature, la défense de l’environnement dans
la perspective d’une paix équitable.

L'association COMUNDO Suisse romande a le plaisir de vous inviter à trois soirées projection-débat à Lausanne, Neuchâtel et Fribourg. 

Trois occasions de découvrir le magnifique documentaire « WAKENA – des peuples indigènes en voie d'extinction », réalisé par Bladimir Sánchez Espitia et Rosana Fuentes Bolaño.

Ce documentaire de 25 minutes aborde la thématique du déplacement forcé des populations indigènes vivant dans les départements de Casanare et Vichada en Colombie. La réduction de leur territoire ancestral, accaparé au profit de projets agro-industriels et miniers, provoque un profond bouleversement des modes de vie et cultures traditionnels, jusqu'à mettre en danger la survie de ces communautés.


Dates et lieux
-Mercredi 25 octobre, 18h30 : Lausanne, UNIL Anthropole, salle 4021, métro m1 UNIL-Chamberonne
-Jeudi 26 octobre, 18h30 : Neuchâtel, Galerie YD, Rue Fleury 6
-Mardi 31 octobre, 18h30 : Fribourg, COMUNDO Suisse romande, Rue des Alpes 44


Ce documentaire a été produit par la Corporación Claretiana Norman Pérez Bello, organisation partenaire de COMUNDO en Colombie, dans laquelle s'engage actuellement Yina Avella. Spécialisée dans la justice transitionnelle, notre coopér-actrice s'engage aux côtés des collaborateurs locaux pour défendre et protéger les populations indigènes et paysannes ainsi que les victimes du conflit armé.
Plus d'informations sur le projet de Yina Avella ici.

Chaque projection de ce documentaire sera suivie par un débat encadré par un-e spécialiste ainsi qu'un apéritif :
- Lina Muñoz, anthropologue spécialisée en mobilisation sociale des femmes et économies extractivistes (Lausanne)
- Laura Flórez, anthropologue spécialisée en paramilitarisme et défense des droits humains (Neuchâtel)
- Guillaume Bégert, juriste spécialisé en droit international humanitaire et migrations (Fribourg)

Entrée gratuite, collecte à prix libre.
Flyer
Contact : pauline.garcia@comundo.org

Photo: Armée du Salut, Programme de soins de santé de base,
Congo-Brazzaville

 

L'austérité ne devra pas primer outre mesure dans les dépenses consenties pour l'aide au développement. Par 101 voix contre 86, le National a rejeté mercredi une motion visant à ne plus s'en tenir à l'objectif d'une part de 0,5% du revenu national brut (RNB).

Article de ATS, paru le 27.09.2017 sur le site web du Parlement suisse

La motion de la commission des finances visait à ne tenir compte que de la situation des finances fédérales. Neuf PLR ne l'ont pas soutenue alors que l'UDC a voté en bloc pour elle.

L'aide au développement fait régulièrement l'objet d'attaques de la droite lorsqu'il s'agit de voter des crédits ou le budget. Sans aller aussi loin, le Conseil fédéral soumet la coopération internationale à une cure d'austérité. Dans sa proposition pour les années 2017 à 2020, il se fondait ainsi sur un taux de 0,48% du RNB.

L'aide internationale a été touchée de manière surproportionnelle par les mesures d'économies ces dernières années. Des coupes de 150 millions sont encore prévues entre 2018 et 2020. La Direction du développement et de la coopération devra se passer de 130 millions et le Secrétariat d'Etat à l'économie de 20 millions.

La motion ne vise pas à réduire les fonds, s'est défendu en vain Albert Vitali (PLR/LU) au nom de la commission. L'objectif de 0,5% du RNB d'ici 2015, fixé par le Parlement en 2011, a été atteint: le taux était de 0,54% en 2016.

Au vu de l'état des finances fédérales, il n'est plus nécessaire de brider le Conseil fédéral et le Parlement, a-t-il poursuivi. Plusieurs UDC ont en outre remis en cause l'efficacité de l'aide suisse au développement.

Mauvais signal

La gauche, le PDC, le PBD et le PVL ne l'entendaient de cette oreille. Ils ont dénoncé une manoeuvre qui pourrait non seulement nuire à la crédibilité de la politique étrangère suisse, mais aussi réduire sa marge de manoeuvre. La Genève internationale pourrait en faire les frais, selon Margret Kiener Nellen (PS/BE).

En ne prenant que pour objectif la situation des finances, on pourrait finir par ne plus dépenser un centime pour l'aide au développement, selon Daniel Brélaz (Verts/VD). La coopération a besoin de stabilité.

La Suisse a la chance d'être un pays qui fonctionne bien et dont les comptes bouclent dans le noir. Elle peut donc se permettre un geste envers les plus démunis, a fait valoir en substance Philipp Hadorn (PS/SO).

La coopération internationale est une contribution décisive à la démocratie, au développement économique et à la sécurité dans les pays concernés. Elle permet aussi de réduire les migrations vers l'Europe, a ajouté Claude Béglé (PDC/VD).

Valeur indicative

Le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter s'est interrogé devant une motion "étonnante". Elle demande au Conseil fédéral de tenir compte des finances fédérales. "Comme s'il ne le faisait pas !". Et le conseiller fédéral d'appeler les parlementaires à trouver des équilibres dans le budget sans opposer des domaines de dépenses à d'autres.

Le gouvernement n'est pas obnubilé par le taux de 0,5%. Le calcul en fonction du RNB a avant tout d'une valeur indicative. Sans elle, le Parlement serait privé d'une donnée essentielle pour apprécier le montant des ressources de la coopération internationale. Les Chambres restent ensuite libres d'adapter ou non les crédits.

La part du RNB est un indicateur international qui permet de comparer l'effort fourni par les pays de l'OCDE. De 2006 à 2016, les dépenses helvétiques comptabilisées dans l'aide publique au développement sont passées de 2,06 à 3,51 milliards, soit une hausse de 70%. Toutefois si l'on exclut l'asile du calcul, l'augmentation se limite à 49%.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) et leurs
169 cibles (sous-objectifs) forment la clé de voûte de
l'Agenda 2030.

Des ONG suisses s'engagent ensemble pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030 de l'ONU et de ses 17 objectifs de développement durable. Aujourd'hui une plateforme a été lancée à Berne pour s'assurer que la durabilité, à tous les niveaux, devienne le but ultime de la Confédération et d'autres décideurs.

 

Communiqué d'Alliance Sud du 25 septembre 2017.

 

La Suisse s'est beaucoup engagée dans la formulation des ambitieux objectifs de la communauté internationale. Il y a exactement deux ans, le 25 septembre 2015, presque tous les chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis à New York pour signer l'Agenda 2030 de développement durable.

Pour s'assurer que la Suisse passe des paroles aux actes, une quarantaine d'organisations de la société civile suisse ont lancé aujourd'hui une plateforme commune. Elle vise à renforcer ses exigences de mise en œuvre de l'Agenda 2030 en Suisse et par la Suisse.

L'envoyé spécial pour le développement durable de la Confédération, l'ambassadeur Michael Gerber, a salué les représentants d'organisations de développement, de droits humains, de la paix, de l'environnement et des syndicats et il s'est réjoui que la société civile fasse bloc : « Sans la participation active et la pression de la société civile, nous n'allons pas pouvoir atteindre les objectifs ambitieux de l'Agenda 2030. »

Lors de son assemblée de lancement, la plateforme a aussi reçu le soutien de la science. Peter Messerli, professeur au Center for Development and Environment (CDE) de l'Université de Berne, et co-directeur du groupe scientifique d'experts chargé de rédiger le rapport global sur la durabilité sur mandat de l'ONU, a affirmé : «Le plus grand potentiel de transformation de l'Agenda 2030 réside dans l'étroite interdépendance des 17 objectifs. Il faut une responsabilité universelle pour mettre en œuvre et inclure des réseaux décentralisés d'acteurs. Les partenaires de développement publics, privés et de la société civile doivent repenser et renouveler leurs stratégies. »

Le comité de la Plateforme Agenda 2030 de la société civile, élu pour la première fois, représente, avec ses exigences d'une véritable durabilité dans la politique nationale, une grande partie de la population suisse. La plateforme va regarder si la Confédération met en œuvre de façon cohérente l'Agenda 2030. Eva Schmassmann d'Alliance Sud, le Think and Do Tank des organisations suisses de développement et présidente de la plateforme, souligne que : « Au milieu de l'année prochaine déjà la Suisse va devoir présenter un rapport à l'ONU sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de cet agenda. Jusqu'à présent les progrès au niveau fédéral sont restés malheureusement très limités. »

Dans les prochaines semaines et mois la plateforme va :

- Élaborer des recommandations d'action pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030 à l'attention des politiciens, de l'administration suisse et d'autres décideurs.
- Promouvoir le dialogue et l'échange au-delà des frontières sectorielles et encourager la prise en compte de perspectives différentes
- Sensibiliser et informer l'opinion publique sur l'Agenda 2030.


Pour plus d'informations:
Sara Frey, responsable du dossier Agenda 2030, Alliance Sud, Tél. +41 76 388 93 31